ROUMANIE – UNIVERSITE BABES BOLYAI – Astrid THORS

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ROUMANIE – UNIVERSITE BABES BOLYAI – Astrid THORS

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L’Université de Babes Bolyai, en Roumanie, a organisé un événement sur la construction européenne, son histoire et sa stratégie future. Elle a donc souhaité associer un ancien député européen comme orateur principal, avec lequel elle a également organisé des rencontres plus informelles avec des étudiants.

Astrid THORS, Membre de l’AAD, a participé à cet événement.

Rapport de mission: LA JEUNE VILLE DE CLUJ-NAPOCA

Il ne fait aucun doute que si vous souhaitez visiter une ville animée, il est de mise d’aller dans une ville universitaire. Et Cluj-Napoca, la seconde plus grande ville de Roumanie, ne fait pas exception avec ses nombreuses ONG, galeries d’art, start-up et ses nombreux festivals, sans compter la demande en personnel dans le secteur informatique. Les habitants craignent même que le recrutement, les salaires beaucoup plus élevés que la moyenne et l’impact sur l’immobilier ne soient en fait une bulle tant les évolutions ont été rapides. Environ 300 000 personnes résident dans la ville, qui compte quelque 80 000 étudiants dans toutes les universités. Compte tenu également de l’augmentation des frais de logement, un grand nombre d’étudiants fait la navette sur une longue distance pour se rendre à leur université.

L’université Babes-Bolyai compte à elle seule 42 000 étudiants répartis dans 21 facultés, 118 masters et licences. Sur l’ensemble des étudiants, 1 000 sont étrangers et l’université dispose d’un large éventail de protocoles d’accord avec les universités d’autres pays, 1 500 au total. Babes-Bolyai se positionne très bien dans les classements des universités, prenant souvent la première place du pays. En outre, elle affiche des résultats particulièrement bons dans les domaines tels que les mathématiques, les sciences sociales et la psychologie. Les partenariats public-privé sont importants et la coopération entre Porsche et l’université a été mentionnée avec fierté. Durant les siècles derniers, la ville a fait partie de nombreux empires et a également été la capitale de la Transylvanie. Elle a, en outre, été grandement influencée par les Allemands/Saxons et par une communauté juive dynamique, mais sévèrement touchée par l’Holocauste.

La population rom y est aussi présente, cependant la recenser est difficile. Les Hongrois représentent environ 15 % de la population et un adjoint au maire est membre d’un parti hongrois. Le maire actuel est Emil Boc, homme politique membre du parti national libéral (PNL) qui a été Premier ministre de 2008 à 2012. À certains moments, les relations entre les groupes linguistiques ont été tendues. Cela a aussi été le cas à l’université et la manière dont elle est administrée a mené à des débats houleux. Des filières d’étude en hongrois sont proposées dans 16 départements, de même que quelques filières d’étude en allemand. Cependant, il est difficile de recruter du personnel pour assurer les cours en allemand. Je n’ai pas vraiment été en mesure d’obtenir des informations sur la situation actuelle. Le programme et les conférences que je donnais étaient organisés à la faculté d’histoire et de philosophie, par le département des sciences politiques et des relations internationales. L’université comporte également d’autres entités dans lesquelles il est possible d’étudier le droit européen, des études européennes distinctes étant également proposées.

J’ai donné des conférences sur la crise actuelle de l’Union européenne et sur le thème de la migration, en mettant à profit mon expérience en tant que ministre des affaires européennes et de l’immigration. Je pense qu’il convient de mentionner le fait que plusieurs présidences et programmes de l’Union européenne pour la justice et les affaires intérieures, tels que le programme de Stockholm, ont essayé d’envisager la migration sous une perspective étendue en soutenant l’approche globale en vertu de laquelle la promotion des formes légales de migration, la migration circulaire et la lutte contre la migration illégale formaient un ensemble. Des efforts ont également été réalisés pour former des partenariats liés à la migration, mais ces partenariats n’ont pas été développés en tant que tels avec les principaux pays d’origines. En 2015, la ville de Cluj-Napoca a reçu le titre de capitale européenne de la jeunesse et la possibilité qu’elle devienne l’une des capitales européennes de la culture en 2021 suscitait de nombreux espoirs, mais sa candidature a été rejetée après un vote très serré. J’espère toujours que les nouvelles idées développées pour ce projet seront appliquées dans la ville d’une manière ou d’une autre.

Détails

Début :
octobre 22, 2016
Fin :
octobre 23, 2016
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